Nous sommes en 1929, la grande Crise déferle sur le Canada. La misère règne et 70 000 jeunes célibataires sans emploi et sans abri errent à travers le pays à la quête d’un travail inexistant, d’un bout de pain et d’un toit. Ce sont les exclus, ceux à qui on refuse toute forme d’aide. Ces jeunes gens sont les principales victime d’une politique qui, comme aujourd’hui, ne cherche qu’à plaire au milieu des affaires, à maintenir la cote de crédit, à bannir le déficit, attendant «des pauvres qu’ils demeurent invisibles et aient faim en silence pour permettre à ceux qui trouvent toujours des excuses au système établi de ne pas perdre la face». Ce livre relate comment, dans les conditions les plus difficiles, ces victimes ont réussi à s’organiser et ont entrepris une lutte gigantesque pour reconquérir leur dignité. Pleine de péripéties et de rebondissements, cette page d’histoire se lit comme un roman. Vibrant hommage à l’imagination et au courage du «bataillon de la jeunesse rejetée » de ce temps, c’est aussi une invitation à la solidarité et à la lutte, car nous rappelle l’auteur: «un changement social progressiste ne peut se faire qu’en passant par l’agitation, l’organisation et les luttes militantes » |