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États-Unis / Cuba
Les interventions d'un empire,
L'autodétermination d'un peuple
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Dulce María Cruz Herrera
Presses de l'Université du Québec, 2007, 323 pages
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Malgré la reconnaissance universelle des
principes piliers du droit international, tels que la non-intervention
dans les affaires intérieures des États et le droit des peuples à
disposer d'eux-mêmes, et donc de choisir leurs systèmes économique,
politique et social, les États-Unis sont tout de même résolus à
maintenir envers Cuba leur politique axée sur la mise en place de toutes
sortes de dispositifs économiques unilatéraux et même
extraterritoriaux. Très conscient du chaos juridique créé par la
mondialisation de l'économie et par la prolifération des relations
contractuelles, le gouvernement américain poursuit l'escalade des mesures
de contrainte économique à l'égard de Cuba (loi Torricelli, loi
Helms-Burton et Commission for Assistance to a Free Cuba). En défiant la
règle internationale qui veut que tous les États souverains sont égaux,
l'administration américaine contrevient aux normes naguère impérieuses
interdisant les barrières au libre commerce, et contredit même ses
propres principes en matière de politique commerciale, privant l'État
cubain des flux économiques et des échanges commerciaux internationaux,
source obligée de son développement économique, social et humain.
Titulaire d'un diplôme de maîtrise en
droit international de l'Université du Québec à Montréal, DULCE MARIA
CRUZ HERRERA est également diplômée de la faculté de droit de
l'Université de La Havane à Cuba
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