DE L'INTÉGRATION DU SYNDICALISME À L'APPAREIL D'ÉTAT
La montée
en flèche du mouvement ouvrier a changé la forme du combat entre
le capital et le travail. Si le but des grands patrons est toujours
de démobiliser les travailleurs, cela ne saurait se faire de
l'ancienne façon. Il ne s'agit plus de briser le syndicalisme, mais
bien de le contrôler. Pour les multinationales et les gros
employeurs qui manipulent le gouvernement à leur guise, intégrer
le syndicalisme à l'appareil d'État est devenu une nécessité
pressante...
LE FRONT COMMUN Le Front commun des travailleurs demeure la seule réponse à l'offensive conjuguée des gros employeurs et de leur gouvernement. Mais ce Front commun ne poussera pas dans le sol aride des administrations des centrales ouvrières. Avec ou contre les bureaucrates syndicaux, il naîtra des efforts des membres de la base. Dans les dures luttes ouvrières à venir, le Front commun viendra d'en bas. C'est pourquoi il sera autre chose qu'une alliance anémique temporaire entre des bureaucrates syndicaux. Pour le monde ouvrier, la seule cohésion valable est celle qui résulte des efforts des syndiqués à s'unir indépendamment de leur allégeance syndicale... |