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Louis
Gill
Chaire d'études socio-économiques
de l'UQAM, 2002, 84 pages
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Louis Gill a été
professeur à l'Université du Québec à Montréal
(UQAM) de 1970 à 2001. Il a été un militant actif
du Syndicat des professeurs et professeures de l'UQAM (SPUQ), dont il a occupé
divers postes de direction. Diplômé en Génie électrique
de l'Université McGill, il détient une maîtrise en sciences
économiques de l'Université de Montréal et un doctorat
en sciences économiques de l'Université de Stanford en Californie.
Il a publié de nombreux ouvrages dont Économie
mondiale et impérialisme en 1983, Les limites du partenariat en 1989
et Fondements et limites du capitalisme en 1996, aux Éditions du Boréal.
Une version espagnole de ce dernier ouvrage a été publiée
aux Éditions Trotta de Madrid en 2002. Enfin, le Syndicat des
professeurs de l'UQAM a publié en 2002 un recueil de ses écrits
syndicaux intitulé Trente ans d'écrits syndicaux. Contributions
à l'histoire du SPUQ.
Ce livre, dont la première édition a été
publiée en 1999, présente un exposé synthétique
du néolibéralisme. Il en situe l'origine dans la crise
du modèle économique keynésien de l'après- Deuxième
Guerre mondiale et en décrit le processus de généralisation
à l'échelle mondiale depuis la fin des années 1970.
II en analyse les objectifs : libéralisation complète
des marchés, déréglementation, désengagement de
l'État, privatisation, rigueur budgétaire, régressivité
de l'impôt ; et en évalue les résultats, dévastateurs
pour l'écrasante majorité de la population : soumission de toutes
les dimensions de la vie économique et sociale à la dictature
des marchés financiers, chômage de masse, exclusion, précarité,
accroissement des inégalités, risque chronique d'anéantissement
de l'épargne des petits épargnants et des fonds de retraite
par les crises financières.
Il met en garde contre l'attitude défaitiste de
l'adaptation à une tendance vue par certains comme inévitable
et en appelle à la mobilisation conjointe, au-delà des frontières,
de tous ceux et toutes celles qui estiment qu'un radical changement de cap
est nécessaire.
Cette deuxième édition est un élargissement
substantiel de la première. Elle rend compte des importants développements
survenus de 1999 à 2002, parmi lesquels la crise argentine, les mégascandales
financiers et la fraude érigée en système dont la faillite
du géant Enron a été le révélateur, et
l'éclatement de la bulle boursière de la « nouvelle économie
», celle des valeurs technologiques.
Elle pose la question de l'axe sur lequel l'opposition
au néolibéralisme doit se construire et invite à réfléchir
au choix qui se pose entre l'utopie d'un capitalisme à « civiliser
», qu'on souhaiterait purger de sa déviance néolibérale
mais qui serait toujours fondé sur l'intérêt privé
et la concurrence, et le défi collectif de l'édification d'une
société socialiste démocratique.
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